Des maximes apocryphes issues du manuscrit du Yinqueshan

Les fragments encore exploitables du manuscrits de Yinqueshan

Les fragments encore exploitables du manuscrits de Yinqueshan

Nous avions vu dans le précédent billet des maximes apocryphes attribuées à un « Maître Ho » dont on ne sait aujourd’hui rien.

D’autres maximes orphelines existent, telles celles trouvées dans le manuscrit du Yinqueshan. Il semble dans ce cas que des commentaires se soient retrouvés incorporés au texte du traité.

Les maximes suivantes proviennent de la traduction de Jean Lévi parue aux éditions Fayard/Pluriel. En rouge, le texte commun de L’art de la guerre.

Chapitre 8

[…] Il est des voies à ne pas emprunter, des villes à ne pas investir, des armées à ne pas affronter, des provinces à ne pas conquérir, des ordres royaux à ne pas obéir.

II est des routes à ne pas emprunter : cela signifie que si l’on ne s’y engage qu’à moitié, on ne pourra pas atteindre les objectifs fixés et que si on s’y engage pro­fondément, on n’obtiendra aucun bénéfice par la suite ; de sorte qu’il est désavantageux de bouger ; mais à rester sur place, on risque de se trouver encerclé.

On n’attaque pas une armée même quand on en a les moyens : cela signifie que me trouvant face à face avec l’adversaire, bien que je dispose de forces suffisantes pour lui livrer combat et suis en mesure d’acculer son général, je calcule, qu’à long terme, ils ont de leur côté la puissance d’un stratagème extraordinaire et la possibilité d’un coup habile… Dans un cas semblable, on s’abstient de livrer combat même si on le peut.

Des villes à ne pas attaquer : c’est-à-dire que même au cas où je dispose de forces suffisantes pour emporter la place, si je l’emporte, une fois conquise je ne pourrai la garder, sans être en mesure de remporter un avantage pour la suite des opérations.

Des terres qu’on s’abstient de conquérir : ce sont des contrées montagneuses ou humides, sur lesquelles rien ne pousse…

Chapitre 9  [note : Le texte du Yinqueshan est très fragmentaire en cet endroit]

[…] Ces quatre positions avantageuses furent celles qui permirent à l’Empereur Jaune de venir à bout des Quatre Souverains.

Au sud, l’Empereur Jaune attaqua l’Empe­reur Rouge, il arriva à (…). Il le combattit dans la plaine de Fan-chan. Le côté Yin à sa droite, en un lieu de communi­cations aisées, dos au souffle indifférencié, il lui infligea une cinglante défaite et s’empara de ses possessions. Durant (…) année, il s’occupa du peuple (…) les céréales et procéda à une grande amnistie. A l’est, il attaqua l’Empereur (Vert), il arriva à Hsiang-p’ing, le combattit à P’ing… le côté Yin à sa droite, en un lieu de communications aisées, dos au souffle indifférencié et lui infligea une grande défaite, s’emparant de ses possessions. Durant (…) années, il s’occupa du peuple (…) le grain, et procéda à une grande amnistie. Au nord, il combattit l’Empereur Noir. Il s’avança jusqu’à Wou-souei et le combattit à… le Yin sur sa droite, en un lieu de communications aisées, dos au souffle indifférencié et lui infligea une sanglante défaite ; il s’occupa du peuple… le grain et amnistia les fautes. Puis il combattit l’Empereur Blanc à l’ouest. Il s’avança jusqu’à Wou-kang combattit à… le Yin à sa droite, en un lieu de communications aisées, dos au souffle indifférencié et lui infligea une grande défaite se rendant maître de ses possessions (…). Les hommes brutaux (…) de manière à apporter ses bienfaits à l’Empire, de sorte que l’Empire se tourna vers lui…

Une armée doit préférer les terrains élevés aux terrains bas ; elle prise l’adret et dédaigne l’ubac.

A la guerre, on dit que les terres situées à l’est se présentent à gauche et les terres situées à l’ouest se pré­sentent à droite.
Devant, c’est ce qu’on appelle un appui à la défense. Sur la droite, c’est ce qu’on appelle un appui naturel. Sur la gauche…

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