Le père Amiot enfin réédité

Couverture du fac-similé des éditions Hachette-BNF

L’Art militaire des Chinois est enfin disponible sous forme papier. Cet ouvrage du père Amiot comprend la toute première traduction hors du monde asiatique de L’art de la guerre.

Jusqu’à présent, ce texte de 1772 jamais réédité (hors 1782[1]) n’était plus disponible que dans quelques très rares bibliothèques (ou, beaucoup plus simplement depuis quelques années, sur Internet grâce à Gallica). Si une version retranscrite en français moderne était bien disponible depuis 2007 (celle d’Adrien Beaulieu dans son ouvrage – confidentiel – Investir en Chine – Guerre et Commerce), toutes les autres se revendiquant du père Amiot n’étaient, on l’a vu, jamais authentiques. Il est donc aujourd’hui enfin devenu possible de commander pour 17,48 € un fac-similé de ce petit bijou pour historien.

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Sun Tzu France passe sur BFM

De gauche à droite : J.-F. Phélizon, M. Jolivet, Y. Couderc

Votre serviteur a été l’invité de l’émission Chine Hebdo qui sera diffusée sur BFM radio samedi 21 juillet 2012 de 18h00 à 19h00 (rediffusion dimanche de 07h00 à 08h00).

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, l’émission est une hebdomadaire d’une heure consacrée à la Chine (avec ou non un éclairage économique) animée par Mathieu Jolivet.

L’autre invité était Jean-François Phélizon, auteur de Relire L’art de la guerre de Sun Tzu et directeur général adjoint de Saint-Gobain. Son expertise d’industriel, confrontée à la nôtre de militaire, s’est révélée particulièrement enrichissante.

Au cours de l’émission, de très nombreux sujets ont été abordés, allant de l’histoire du traité jusqu’à ses applications contemporaines en passant par les difficultés de traduction ou l’étude de quelques-uns des principes de Sun Tzu.

Source de l’image : photo de l’auteur

La revue Guerres & Stratèges propose L’art de la guerre en cadeau

La revue Guerre & stratèges avec son supplément

Dans son numéro 4 de juillet-août-septembre 2012, la revue Guerres & Stratèges offre en cadeau un exemplaire de L’art de la guerre, le tout pour le prix de 6,95 €.

Nous ne nous prononcerons pas sur le contenu de la revue, ce n’est pas le propos de ce blog.

Par contre, sachez que la version fournie du traité de Sun Tzu est celle du père Amiot, ou plus exactement de l’Impensé radical (Cf. De l’imposture des traductions dites « du père Amiot »). Nous nous sommes déjà expliqués sur le fait que cette version ne pouvait selon nous être considérée comme satisfaisante. En outre, le texte est livré brut, sans aucun commentaire ni propos introductif. Il semblerait que nous ayons là l’édition papier d’une version iBooks mise en ligne en avril dernier. Même dans la revue il n’en est pas question.

Inutile, donc. Pour à peine 2,17 € de plus, autant acheter la meilleure des versions disponible, celle de Jean Lévi.

Source de l’image : photo de l’auteur

1988 : Première traduction directement du chinois au français

La traduction de Valérie Niquet en 1988

En 1988, la première traduction directement du chinois au français depuis le père Amiot (et même la toute première de l’Histoire, puisque le jésuite se basait en réalité sur un texte en mandchou…) vit le jour aux éditions Economica sous la plume de Valérie Niquet. Si cette dernière conserva bien le titre « L’art de la guerre », elle opta cependant pour la transcription pinyin[1] « Sun Zi ».

Probablement saluée par les militaires[2], cette traduction sembla en revanche avoir été vivement critiquée par les sinologues[3]. Il est vrai  que le propos de Sun Tzu en devenait parfois relativement inintelligible. A la décharge de Valérie Niquet,  il convient toutefois de rappeler que ce travail fut la seule traduction directe du chinois disponible pendant plus de dix ans ; les sinologues eurent donc largement le temps de s’épancher sur les imperfections de cette toute première traduction. En 1999, Valérie Niquet corrigea dans une nouvelle édition nombre des erreurs qui lui avaient été reprochées ; elle parfera son travail en 2012 à travers une troisième édition (Cf. la deuxième note de notre billet Combien de versions françaises différentes ?).

Les dix années suivantes furent alors marquées par les reproductions de traductions déjà existantes.

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1972 : La véritable découverte de Sun Tzu

La version de poche de 1978 qui popularisa définitivement Sun Tzu

Si en 1971 l’Impensé radical sortait sa version remaniée des Treize articles, ce n’est que l’année suivante que fut tiré le véritable coup de semonce du grand retour de Sun Tzu en France.

Il faudra en effet attendre 1972, soit exactement 200 ans après le père Amiot, pour voir véritablement renaître Sun Tzu avec la publication en français de la traduction anglaise de 1963 du général américain Samuel B. Griffith. Traduite par Francis Wang, cette version fera longtemps référence à un moment où Sun Tzu était redécouvert en Occident, notamment à travers l’étude de Mao Zedong et des guerres révolutionnaires ; en outre, le célèbre stratégiste Liddell Hart avait présenté ce traité comme l’alternative à l’impasse dans lequel le jusqu’au-boutisme clausewitzien risquait d’entraîner le monde en cette période de guerre froide[1].

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Pourquoi ce blog ?

Méditations…

Sun Tzu France fête aujourd’hui ses six mois d’existence. Cet anniversaire me donne l’occasion de me livrer à une petite introspection personnelle sur les raisons d’être de ce blog et son avenir possible.

Contre toute attente, en dépit de son thème ultraspécialisé, les statistiques de connexions montrent que ce blog est lu. Le pari n’avait rien d’évident car notre sujet d’étude ne comportait quasiment pas d’actualité susceptible de générer une attente. En outre, son ultraspécialisation le rend peu susceptible de faire partie du Top 10 des blogs les plus fréquentés… Les personnes potentiellement intéressées par des réflexions sur Sun Tzu dans la durée et non de façon ponctuelle ne courent pas les rues !

Mais Sun Tzu France a deux types de lecteurs.

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