Parution de la première version numérique de qualité de L’art de la guerre

L’art de la guerre « enrichi » pour iPad

La première version numérique de qualité de L’art de la guerre vient de sortir ! (nous reviendrons sur cette affirmation dans un prochain billet)

Publiée chez Les Vidéoditeurs, le prix est de 10 €. L’objet n’est disponible que pour iPad (via l’application iBooks). Une vidéo de présentation assez accrocheuse est disponible ici.

La traduction proposée est celle de Valérie Niquet. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette première : d’habitude, il s’agit toujours d’une version du père Amiot, dont la qualité est… datée ! (Cf. notre billet Le père Amiot a-t-il réellement traduit Sun Tzu ?)

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Sun Tzu de 1951 à 1971

La version de l’Impensé radical, 1971

Nous le verrons dans un prochain billet, la véritable consécration de Sun Tzu en France arrivera en 1972 avec la traduction de Samuel Griffith. Mais un peu avant cela, les choses commencèrent à bouger en France, accélérant le rythme précédemment observé : trois références de 1801 à 1900, trois autres de 1901 à 1950, et finalement encore trois de 1951 à 1971 !

Ce furent tout d’abord deux articles qui marquèrent ces prémices de la révolution que Sun Tzu allait connaître :

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Sun Tzu de 1901 à 1950

La version de 1948 de Lucien Nachin

Après avoir étudié le XVIIIe et le XIXe siècles, intéressons-nous maintenant au XXe. Et plus précisément à sa première moitié, qui fut marquée par la parution de deux ouvrages : L’art militaire dans l’Antiquité chinoise du lieutenant-colonel Cholet en 1922, et Sun Tse et les anciens Chinois du colonel Nachin en 1948. Hormis ces deux titres, Sun Tzu ne fit parler de lui qu’une seule fois, fugitivement, sous la plume de George Soulié de Morant ; ce dernier évoqua en effet l’existence du stratège chinois et relivra l’anecdote des concubines dans son Essai sur la littérature chinoise paru en 1924 puis dans son Histoire de la Chine en 1929. Mais l’évocation resta anecdotique.

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100e abonné à notre compte Twitter !

Une étape est franchie !

L’arrivée de notre 100e abonné Twitter nous fournit le prétexte de faire le point sur le blog Sun Tzu France et son écosystème.

L’ouverture du blog date du 1er janvier 2012 (même si le premier post, de test, date de décembre 2011). Nous y avons jusqu’à présent publié 35 billets, avec une cadence maintenue d’un à deux par semaine. Il est fort prévisible que la rentrée scolaire nous obligera à ralentir ce rythme.

Le public plus naturel de ce site, extrêmement spécialisé, est les militaires et les sinologues. Les premiers sont, de loin, les plus présents.

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Sun Tzu au XIXe siècle

Le tout premier ouvrage reparlant de Sun Tzu, en 1884

Nous l’avons vu dans notre billet Comment furent accueillis Les Treize articles ?, la sortie de l’Art militaire des Chinois fut soulignée par le milieu littéraire l’année de sa parution.

Ensuite, pendant un siècle, l’éclipse de Sun Tzu fut totale ! Ce n’est en effet qu’en 1884 qu’apparurent les premiers soubresauts du stratège chinois en France. Et encore ne s’agissait-il alors que d’un rappel de son existence…

Ainsi, jusqu’au XXe siècle, alors que les ouvrages sur la Chine – voire les militaires chinois – furent nombreux à être publiés[1], Sun Tzu en resta totalement absent (hors simple citation de l’existence de l’Art militaire des Chinois). La traduction de l’Histoire des trois royaumes par Théodore Pavie parue en 1845 citait bien à de nombreuses reprises le personnage de Sun-Tse, mais il s’agissait-là d’un homonyme[2]… (De même, Théodore Pavie reprendra ce personnage dans une nouvelle intitulée Yu-ki le magicien, parue en 1853 dans Scènes et récits des pays d’outre-mer).

Seuls deux ouvrages évoquèrent au final Les treize articles :

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