La révolution de 1972

Musée des manuscrits du Yinqueshan, en Chine

Nous fêterons dans quelques jours les 40 ans de la découverte des « manuscrits du Yinqueshan ».

En avril 1972 était en effet découverte en Chine une tombe au pied de la montagne Yinqueshan[1]. Cette tombe datait d’environ 130 av. J.-C. et était celle d’un dignitaire militaire surnommé « Sima » qui s’était fait enterrer avec sa bibliothèque. Au sein de celle-ci figuraient des fragments d’un exemplaire de L’art de la guerre de Sun Tzu (ainsi que, pour la première fois, de L’art de la guerre de Sun Bin[2]). Le texte de Sun Tzu avait sans doute été couché sur bambous une cinquantaine d’années auparavant. Environ 40 % du texte standard étaient préservés.

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Parution de la troisième édition de la traduction de Valérie Niquet

L’art de la guerre par V. Niquet, version 2012

En février 2012 est parue aux éditions Economica une nouvelle traduction de L’art de la guerre. Plus exactement, il s’agit de la troisième édition de la traduction de Valérie Niquet.

Rappelons que Valérie Niquet fut la toute première à traduire le traité de Sun Tzu directement du chinois au français  (si l’on excepte le père Amiot en 1772, sachant que ce dernier se basait essentiellement sur un texte mandchou ; Cf. notre billet Le père Amiot a-t-il réellement traduit Sun Tzu ?). Si la première version de sa traduction avait été relativement critiquée, la seconde l’améliorait grandement. Pour cette troisième édition, ce ne sont plus que de petits ajustements qui viennent modifier le texte.

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Pourquoi trouve-on autant de transpositions de L’art de la guerre ?

L’art de la guerre pour les femmes

Les transpositions de L’art de la guerre à d’autres disciplines que celles militaires sont pléthoriques. En présentant chaque jour une ressource différente, les réseaux sociaux de Sun Tzu France l’illustrent d’ailleurs bien[1]. Des obèses aux videurs de boîtes de nuit, en passant par les écrivains ou les joueurs de poker, il n’est guère de domaine qui ne se soit vue offrir les enseignements de Sun Tzu.

Pourquoi une telle diversification ? Selon Chin-Ning Chu, auteure de L’art de la guerre pour les femmes, « L’art de la guerre puise ses racines dans la philosophie taoïste, qui est fondée sur l’observation des règles qui existent dans la nature. […] Etant donné que le livre de Maître Sun se fonde sur des principes universels, il n’est pas étonnant qu’il puisse être appliqué à chacun des aspects de nos vies ». L’argument paraît valable. D’autant plus que Sun Tzu a écrit son traité sous une forme relativement généraliste (voire confuse), rendant ainsi possible toutes sortes d’interprétations.

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Des qualités requises pour être général

Le képi français de général d'armée

Dans le premier chapitre de L’art de la guerre sont exposées les qualités que doit posséder un général[1]. Il est surprenant de constater combien celles-ci peuvent varier suivant le traducteur. A travers cet exemple, nous verrons l’importance d’identifier une bonne traduction de L’art de la guerre si l’on veut véritablement s’essayer à en faire l’étude.

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Napoléon a-t-il lu Sun Tzu ?

Napoléon enfant à l’école de Brienne

Il est courant de voir écrit que Napoléon fut un lecteur avide de Sun Tzu, ce qui pourrait expliquer ses victoires militaires[1]. Pourtant, cette affirmation est très certainement fausse.

Plusieurs raisons plaident en effet contre. Si d’un point de vue purement chronologique, Napoléon aurait effectivement pu lire Les treize articles, rien n’indique cependant qu’il ait jamais eu l’ouvrage entre les mains. Le traité était de toute façon passé relativement inaperçu lors de sa sortie, et Napoléon n’avait que peu connaissance des affaires de la Chine. En outre, la traduction du Père Amiot était relativement absconse et sensiblement éloignée de celles que nous connaissons aujourd’hui, présentant beaucoup moins d’originalités stratégiques. Enfin, force est de constater que l’Empereur n’a jamais réellement mis en œuvre les préceptes de Sun Tzu.

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Le père Amiot a-t-il réellement traduit Sun Tzu ?

Les treize articles de Sun-Tse, 1772

Si le père Amiot a l’incontestable mérite d’avoir compris l’importance des Treize articles de Sun-Tse (titre qu’il avait donné à sa traduction de L’art de la guerre), le texte qu’il nous a livré se révèle relativement éloigné des traductions modernes. La différence saute aux yeux dès le premier regard : alors qu’une traduction moderne comme celle de Jean Lévi[1] compte 577 mots pour le premier chapitre, celle du père Amiot en utilise plus du double : 1204 !

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