Une fois n’est pas coutume, nous laisserons dans ce billet parler le père Amiot, qui raconte dans l’introduction de son Art militaire des Chinois paru en 1772 combien fut difficile la traduction du traité de Sun Tzu :
Ce n’est pas sans avoir vaincu bien des obstacles que j’ai conduit [ce travail] à la fin. Le laconisme, l’obscurité, disons mieux, la difficulté des expressions chinoises n’est pas un des moindres ; cent fois rebuté, j’ai abandonné cent fois une entreprise que je croyais être, et qui était en effet au-dessus de mes forces : j’y renonçais entièrement, lorsque le hasard me remit sur les voies, dans le temps même que mes occupations semblaient devoir m’en éloigner d’avantage. Voici, en peu de mots, quelle en a été l’occasion.




