Jusqu’où interpréter Sun Tzu ?

Une application de Sun Tzu au monde de l'entreprise

Une exégèse de Sun Tzu se voulant complète se doit-elle de proposer toutes les interprétations possibles des propos de L’art de la guerre ? Pas sûr.
Nous avons évoqué dans le précédent billet la tentation de vouloir surinterpréter les maximes de Sun Tzu. Une parfaite illustration nous en est concrètement donnée par l’ouvrage de Karen Mc Creadie, Sun Tzu – Leçons de stratégie appliquée[1], qui adapte 52 préceptes de L’art de la guerre au monde de l’entreprise.

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Sun Tzu est-t-il toujours brillant ?

Une représentation de Sun Tzu

Je vais vous raconter une anecdote personnelle :
Il y a quelques temps, au cours d’une discussion, je voulais exprimer l’idée qu’il fallait avoir la finesse de distinguer parmi tous les signes qui nous parviennent ceux qui présentent un réel intérêt. Une parole de Sun Tzu m’est immédiatement venue à l’esprit : « Lorsque les arbres remuent en grand nombre, l’ennemi avance. » Pourtant, par crainte de ne pas être compris de mon auditoire, je me suis finalement rabattu sur « Il n’y a pas de fumée sans feu ». Mais l’idée n’était alors plus tout-à-fait celle que je souhaitais exprimer ; la citation de Sun Tzu aurait été à ce moment-là parfaitement appropriée.

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Combien de versions françaises différentes ?

Le rayon Sun Tzu de la FNAC des Halles (Paris)

Note : Une version plus actualisée de cet article a été mise en ligne le 27 avril 2012.

Combien y a-t-il aujourd’hui de traductions françaises différentes de L’art de la guerre ? Question délicate, tout dépend en effet du mode de comptage. Disons entre 15 et 23. Ou 30. Ou plus…

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Sun Tzu peut-il être disséqué ?

Quelle carte Sun Tzu allez-vous jouer aujourd’hui ?

Est-il acceptable de n’appliquer qu’une sélection des principes exposés dans L’art de la guerre ?
Nous pensons qu’une telle posture, si elle est bien sûr techniquement tout à fait réalisable et si elle correspond même à celle que l’on rencontre dans la quasi-totalité des situations, ne peut en revanche pas se revendiquer être une véritable application de l’enseignement de Sun Tzu.

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De l’inapplicabilité de Sun Tzu

Tchang Kaï-chek en 1940

J’ai récemment publié sur la plateforme Alliance géostratégique un billet concluant que si l’enseignement de Sun Tzu était encore militairement d’actualité, il ne paraissait en revanche pas réellement applicable.
L’exemple de Tchang Kaï-chek[1], étudié par Laurent Long[2], me semble à ce sujet frappant.

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Pourquoi pas « Sun Zi France » ?

La couverture de 1972 de la traduction du général Griffith

La couverture de 1972 de la traduction du général Griffith

Outre le communément répandu « Sun Tzu », les orthographes suivantes de l’auteur de L’art de la guerre peuvent être recensées : Sun Zi[1], Sunzi[2], Sun Wu[3], Sun Tse[4], Sun-Tze[5], Sun Tsu[6] et Souen Tseu[7]. Pourquoi avons-nous retenu la première ?

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Sans la Marine, tout devient possible !

Statue de Sun Tzu à Binzhou (Chine)

A travers tout son traité, Sun Tzu ne parle que d’opérations terrestres. Il n’évoque à aucun moment le milieu maritime. Or des affrontements navals avaient déjà cours à son époque, même s’ils ne consistaient alors essentiellement qu’en des abordages d’embarcations adverses[1]. Sun Tzu ne connaissait-il pas cette forme de conflit ou a-t-il sciemment choisi de l’occulter ?

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